Un moratoire sur le survol de Bruxelles? Les associations de riverains se déchirent

lesoir.be
zondag 18 mei 2014

Pas question et Bruxelles Air libre veulent un moratoire. Les associations de riverains de l’aéroport, AWACSS, Wake Up, UBCNA et BUTV s’y opposent.

Les associations bruxelloises de riverains Pas Question ! et Bruxelles Air Libre, actives dans le dossier des nuisances liés au trafic aérien à l’aéroport national tout proche de la capitale, ont soutenu lundi la demande de plusieurs partis francophones d’instaurer un moratoire sur le plan Wathelet de répartition des routes aériennes. Pour elles, il est avant tout nécessaire de le mettre en oeuvre pour éviter de prendre 400.000 Bruxellois en otage.

Pour les associations, le plan actuel est «illégitime parce qu’il a gravement violé les accords de gouvernement en ne suivant pas les procédures approuvées en conseil des ministres le 6 février 2010, lesquelles prévoyaient une étude de santé publique, une étude d’impact environnemental et une consultation du public». Les deux associations bruxelloises ont enfin souligné que le retrait du plan était techniquement possible, y compris avant le 25 mai : il consisterait à donner une nouvelle instruction en ce sens à Belgocontrol.

Les autres associations de riverains mettent les partis politiques en garde

Dès dimanche soir, AWACSS, Wake Up, UBCNA et BUTV, ont déclaré qu’elles interpréteraient comme une «déclaration de guerre et une trahison» le choix des partis d’en revenir purement et simplement à la situation antérieure. Pour les associations de riverains de la périphérie est de l’aéroport, les accords de gouvernement spécifiaient pourtant bien que le problème de la concentration des survols à l’est de Bruxelles devait être réglé par une déconcentration des vols.

En 2013, ont-elles rappelé, un tiers du trafic de l’aéroport national a transité par l’est de Bruxelles. Il fallait supprimer cette concentration, interdite par plusieurs jugements, « ce qui a été fait par le ministre Wathelet lors de la modification du virage vers la gauche intervenue le 6 février dernier ».

Dimanche, le PS, par la voix de la Vice-première ministre Laurette Onkelinx, et le MR se sont prononcés en faveur d’un moratoire.